Premier Site d'Information Générale du Sine et du Saloum

Premier Site d'Information Générale du Sine et du Saloum

LOSC-PSG : les notes du match

La suite après cette publicité

Le Paris Saint-Germain débute mal sa saison 2021-22. Vainqueur des huit dernières éditions du Trophée des Champions, le PSG tentait de défendre son titre à Tel-Aviv (Israël) sans ses stars Mbappé, Neymar, Di Maria, Verratti, Marquinhos, ses nouvelles recrues Donnarumma et Ramos et Gueye, forfait de dernière minute en raison d’un test positif au COVID-19. Pur pallier à ses absences, Mauricio Pochettino alignait un 4-3-3 avec Danilo en sentinelle, Hakimi à droite de la défense avec Diallo à gauche, Dina Ebimbe au milieu ainsi que Kalimuendo en attaque. Pour son premier match officiel à la tête des Dogues, Jocelyn Gourvennec a mis en place un 4-4-2 classique avec Araujo et Bamba sur les ailes et un duo offensif Yilmaz-David.

Dans un début de match fermé, les Lillois ont décidé de laisser le ballon pour évoluer en bloc bas et pousser le PSG à laisser des espaces sur les contre-attaques. Mais finalement, les Parisiens n’ont pas pris de risque et n’ont cadré qu’une seule frappe en première période signé Draxler (28e). L’Allemand tentait de loin et a obligé Jardim à détourner du poing. Coté Franciliens, Hakimi se montrait très présent sur son flanc droit, mettant en grande difficulté Reinildo et Bamba, mais les centres du Marocain n’inquiétaient pas assez le portier brésilien (18e, 39e).

Xeka foudroie Navas et offre son premier Trophée des Champions au LOSC

Et finalement, sur une contre-attaque lilloise, Yilmaz se présentait dans la surface et obligeait Navas à se déployer (40e). Quelques instants plus tard, Yilmaz, encore lui, jouait de son physique pour pouvoir servir en retrait Xeka. Le milieu de terrain nordiste a lâché une frappe puissante du droit dans le petit filet opposé pour permettre au LOSC d’ouvrir le score (1-0, 45e). Un coup dur pour Pochettino et ses hommes, juste avant la mi-temps.

La seconde période démarrait sur les mêmes bases que le premier acte, avec plus d’intensité et d’occasions coté PSG. De la tête, Diallo manquait le cadre (56e) et Draxler voyait sa reprise du pied droit fuir le cadre (56e). Quelques instants avant, Icardi pensait égaliser de près pour le PSG mais l’Argentin était signalé hors-jeu (55e). Mis à part ces quelques frayeurs, la défense des Dogues s’est montré très solide et bien en place durant l’intégralité de la partie, laissant les attaquants adverses frustrés (14 ballons touchés seulement pour Icardi).

A l’image de la saison dernière, les Lillois ont été efficaces tactiquement durant les 90 minutes. À la suite d’un arrêt réflexe de Jardim dans les derniers instants sur une frappe de Wijnaldum (90e+1), le LOSC s’est imposé et a remporté son premier Trophée des Champions. Une bonne prise de confiance avant une saison où ils devront défendre leur statut de Champions de France, tout en se montrant à la hauteur en Ligue des Champions. De son côté, Mauricio Pochettino attend évidemment le retour de ses internationaux pour vraiment démarrer l’exercice 2021-22 du PSG.

Retrouvez le film du match sur notre live commenté

L’homme du match : Yilmaz (7) : il s’est montré dangereux dès les premières minutes du match grâce à un bon coup franc à l’entrée de la surface sortie par Navas en corner (5e), sur lequel il était tout proche de marquer mais devait une nouvelle fois s’incliner face au gardien parisien, qui s’est bien jeté dans ses pieds. Comme à son habitude, il a été précieux dans son jeu en remise et son pressing. Bien servi par Bamba, il aurait pu ouvrir le score pour les lillois mais écrasait trop sa frappe (40e). En revanche, c’est lui qui est à l’origine de l’ouverture du score lilloise, grâce à une bonne remise pour Xeka (44e). Le «Kral» démarre très fort.

LOSC Lille

  • Jardim (6) : peu sollicité en première période, il repousse bien une frappe de Draxler de l’entrée de la surface (27e). Il a également été vigilant sur un centre-tir d’Hakimi (39e) pour pousser le ballon en corner. Sur l’action qui suivait, sa relance rapide a permis aux Lillois de se projeter vite vers l’avant et de se procurer une bonne opportunité (40e). Il a eu très peu à s’employer en deuxième mi-temps, et a été bien attentif sur une tête de de Pereira en fin de match (88e). Il est également bien sorti devant Icardi (91e).
  • Djaló (6,5) : il a bien tenu son couloir, que ce soit face à Draxler ou bien Kalimuendo quand les deux joueurs permutaient. Il a rarement été pris à défaut et a su s’imposer par des interventions souvent musclées mais toujours sur le ballon. Très sérieux et appliqué, on pourrait seulement lui reprocher son apport offensif un peu faible.
  • Fonte (6,5) : avec son coéquipier de la défense centrale, il a muselé Icardi. L’attaquant parisien a été très peu en vue, bien pris par les deux joueurs. Le capitaine lillois a remporté la plupart de ses duels, notamment aériens. Il a souvent cherché à repartir de derrière afin de permettre à son équipe de conserver le ballon. Il a été sur la trajectoire de nombreux centres et a rarement été mis en difficulté.
  • Botman (6,5) : placé côté gauche de la défense centrale du LOSC, il a bien compensé les actions sur lesquelles Reinildo était pris dans la profondeur. Il a été sur la trajectoire de nombreux centres parisiens et n’a quasiment perdu aucun duel. Comme dit précédemment pour Fonte, il a totalement pris le dessus sur Icardi. En fin de match, les Lillois ont subi les assauts parisien et il a été présent pour éloigner le danger.
  • Reinildo (6) : les Parisiens sont souvent passés par leur côté droit, notamment grâce aux montées d’Hakimi, mettant Reinildo en difficulté. Il s’est souvent retrouvé à devoir défendre en un contre deux, Bamba ayant eu du mal à suivre le latéral marocain défensivement. Sur une des nombreuses montées de ce dernier, il est tout de même bien intervenu. Battu dans un premier temps, il est bien revenu pour tacler et permettre à son équipe d’obtenir un six mètres (11e).
  • Araújo (5) : à l’image de Bamba, il a eu du mal à se montrer dangereux lors de cette rencontre. Il a mal joué le peu d’opportunités qu’il a eu, comme par exemple sa tentative de lob sur Navas de 40 mètres (67e). En revanche, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir fait les efforts nécessaires. Il a multiplié les courses afin de défendre sur Diallo quand celui-ci prenait son couloir. Remplacé par Bradaric (85e).
  • André (6) : comme à son habitude, le milieu de terrain lillois a beaucoup couru. Les Lillois ayant très peu eu la possession du ballon, il a fait beaucoup d’effort. Très important dans l’impact et il a gagné 11 de ses 15 duels. Comme Xeka il a été précieux dans la relance avec 90 % de passes réussies.
  • Xeka (6,5) : très discret dans le jeu en première période, il a tout de même su être décisif sur sa première opportunité. Bien servi par Yilmaz à l’entrée de la surface, à la suite d’une touche côté gauche, il contrôlait et enchainait avec une frappe puissante coup de pied (44e). Navas ne pouvait rien faire et cela permettait aux lillois de prendre l’avantage au score. Il a effectué un travail de l’ombre, couvrant énormément de terrain. Il a été propre dans la relance, avec 96 % de passes réussies. Remplacé par Yazici (78e).
  • Bamba (5) : défensivement, il avait la dure tâche de gérer les montées incessantes d’Hakimi. Chose qu’il a eu du mal à faire, laissant souvent Reinildo en deux contre un sur le côté gauche. Offensivement, il n’a pas su apporter du danger dans le camp parisien. Il aurait tout de même pu être passeur décisif pour Yilmaz mais l’attaquant turc écrasait trop sa frappe (40e). Au fur et à mesure du match, il a manqué de lucidité du fait de ses nombreuses courses pour essayer de suivre le latéral marocain. Remplacé par Ikoné à la 85e.
  • Yilmaz (7) : voir ci-dessus.
  • David (3) : le jeune attaquant a eu du mal à se montrer lors de ce match. Contrairement à Yilmaz, ses coéquipiers l’ont très peu trouvé et il ne s’est créé quasiment aucune occasion. Il n’a tenté que deux dribbles sur l’ensemble du match, pour un seul réussi et a perdu huit des 23 ballons qu’il a touché, le tout pour une seule frappe tentée. Remplacé par Weah (75e).

Paris Saint-Germain

  • Navas (5) : le portier du club de la capitale a rapidement été mis à l’épreuve dans ce Trophée des Champions, mais il a parfaitement taclé dans les pieds de Yilmaz pour soulager les siens (6e). En revanche, si la suite a été un peu plus calme pour lui, il a été contraint d’aller chercher le ballon au fond de ses filets sur le boulet de canon soudain envoyé par Xeka sur l’ouverture du score (45e). Dans le second acte, l’ancien gardien du Real Madrid n’a pas vraiment été sollicité, si ce n’est sur ce lob trop tendre d’Araujo (68e). Un bon match frustrant, comme le pire cauchemar des derniers remparts.
  • Hakimi (6) : très offensive, la recrue parisienne a beaucoup donné sous les sifflets de Tel-Aviv. En revanche, s’il a bien fait les efforts défensifs, il a parfois fait preuve de maladresse dans ses interventions, notamment en première période. Offensivement, il a, sans surprise, été très intéressant, proposant immédiatement après avoir lâché le ballon et multipliant courses et débordements sur son couloir droit. Son centre-tir n’était pas loin de tromper Leo Jardim (40e). Avec 138 ballons touchés et 9 centres tentés (2 réussis), il a tout fait pour trouver la solution. En vain.
  • Kehrer (5) : le défenseur allemand a livré une prestation plutôt correcte, même s’il a été bien moins en vue que son compère en charnière centrale ce dimanche soir. S’il a globalement été présent quand il le fallait dans sa surface ou aux alentours (45e+2), il peut regretter de ne pas avoir été assez agressif au duel face à Yilmaz, qui a pu remiser dans les pieds de Xeka sur le but lillois (45e). Averti à la 30e minute pour une faute sur Jonathan Bamba.
  • Kimpembe (7) : taille patron. Capitaine du soir, l’international français a rendu une copie extrêmement propre, à l’image de ce tacle dans les pieds de Jonathan David pour empêcher le Canadien de filer au but (21e). Il a repoussé les assauts lillois, certes un peu timide, tout au long de la partie (31e, 35e, 44e), tout en imposant sa puissance physique aux attaquants lillois (7/9 au duel). Aussi à l’aise balle au pied, «Presko» a été très propre dans la relance (100% de passes réussies), même quand il a cherché la profondeur. À peine revenu de vacances, il a montré qu’il faudra bel et bien compter sur lui et sa grande sérénité pour cette nouvelle saison. Remplacé par Kurzawa (81e).
  • Diallo (5,5) : solide défensivement notamment face à Luiz Araujo, l’ancien défenseur du Borussia Dortmund s’est contenté de bien défendre en priorité. Il n’a pas vraiment été pris dans son couloir gauche et le danger n’est pas plus que cela venu de son côté. D’un point de vue offensif, il a évolué assez haut mais a été globalement assez timide, bien que plus présent en seconde période. Averti pour une semelle sur Benjamin André (52e), l’international sénégalais est passé tout proche de son premier but avec Paris mais sa tête à bout portant n’a pas trouvé le cadre (57e).
  • Herrera (6) : très actif dans le cœur du jeu, l’ex-joueur de Manchester United a gratté quelques ballons importants face au champion de France en titre. Souvent bien placé, l’Espagnol a fait le job, tout en tentant de peser sur la défense des Dogues offensivement. Ses nombreuses prises d’initiatives n’ont pas été récompensées, puisqu’il n’est pas parvenu à faire la différence pour le PSG.
  • Danilo (5,5) : positionné en sentinelle, l’international portugais a beaucoup décroché pour être le premier fer de lance de son équipe, venant se placer entre les deux défenseurs centraux. Ce qui a permis, en phase de possession, à son équipe d’évoluer avec Diallo et Hakimi très hauts sur les ailes. Restant derrière lors des offensives parisiennes, il a joué un rôle clé dans la gestion des transitions offensives du LOSC, coupant les trajectoires de passe à plusieurs reprises. Il aurait toutefois être plus agressif sur Xeka, qui a eu tout le temps de contrôler et d’armer sa frappe sur le but des Dogues (45e).
  • Dina Ebimbe (5,5) : le titi parisien a été très généreux lors de cette édition 2021 du Trophée des Champions. Celui qui a été prêté à Dijon en 2020-2021 n’a pas hésité à se projeter vers l’avant, jouant totalement décomplexé (92% de passes réussies). Le tout sans rechigner à faire les efforts défensifs pour faire, sans prise de risque, les dégagements nécessaires dans la zone décisive (5/8 au duel). On pourra tout de même lui reprocher de ne pas avoir été assez agressif sur le but de Xeka (45e). Remplacé par Wijnaldum (71e), qui a fait ses premiers pas en tant que joueur du PSG. Sa jolie ouverture pour Icardi aurait pu être décisive si l’Argentin n’était pas hors-jeu sur l’action (74e).
  • Kalimuendo (4) : l’attaquant prêté à Lens la saison passée s’est montré volontaire, en témoigne sa première tentative non cadrée intervenue tôt dans le match (4e). Dans le dernier geste, il a toutefois fait preuve de déchet, semblant parfois un peu timide dans ses prises de décision comme un peu frêle physiquement (1 duel remporté seulement sur 6 disputés). Il a d’ailleurs peu à peu disparu au fil des minutes. Remplacé par Gharbi (81e), qui a fait ses débuts dans le monde professionnel.
  • Icardi (3) : le buteur argentin a traversé ce match tel un fantôme, étant très compliqué à trouver à la pointe de l’attaque du Paris SG. Hormis un ou deux mouvements intéressants amenant des occasions de but pour le PSG, l’ancien Interiste a eu beaucoup de mal. Il n’a pas réussi à peser dans les airs, toujours devancé par une tête lilloise ou le gardien des Dogues, mis à part sur cette reprise de la tête sur corner ayant failli se transformer en passe décisive pour Diallo (57e). Une nouvelle rencontre à oublier.
  • Draxler (3) : malgré quelques bons retours défensifs, le milieu offensif allemand a été très décevant dans ce premier match officiel de l’année 2021-2022. L’Allemand a bien vu Leo Jardim repousser sa belle tentative lointaine (28e) et sa reprise de volée fuir le cadre (75e), mais à part ça, pas grand-chose à retenir du joueur de la Nationalmannschaft. Il a été trop effacé et n’a pas assez peser dans la création du jeu, un secteur où il était légitimement attendu. Averti pour une faute sur Yilmaz (85e).

Foot Mercato

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :